Alopécie androgénique féminin

Le cycle pilaire

Les cheveux poussent, tombent et repoussent selon un cycle appelé cycle capillaire qui se reproduira environ 25 fois dans la vie du cheveu. Chaque cycle du cheveu est composé de trois phases Anagène Télogène et Catagène.

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  • La phase anagène est la phase de croissance du cheveu. C’est la partie la plus longue du cycle pilaire puisqu’elle dure de 2 à 5 ans (4 ans chez l’homme et 6 ans chez la femme). La très grande majorité des cheveux (environs 90%) présents sur notre tête est donc en phase anagène.
  • La phase catagène est une phase de repos pendant laquelle le cheveu cesse d’évoluer. Cette phase assez brève est de l’ordre de un à trois mois environ, ce qui est considérablement peu par rapport à la phase précédente.
  • A La phase télogène, enfin, le cheveu tombe et laisse la place à un autre cheveu qui démarre sa phase anagène. Cette phase d’une durée de trois mois est le renouveau de la vie du cheveu. Celui ci est ainsi reparti pour une nouvelle durée de vie de plusieurs années. Ce sont les cheveux en phase télogène que nous trouvons chaque jour sur notre brosse ou au fond du lavabo, mais que nous perdons aussi tout au long de la journée donc c’est normal d’observer une chute du cheveu estimée à 150 par jour.

Physiologie
Perte de cheveux normale et anormale

Une personne possède en moyenne 100 000 à 150 000 cheveux et perd environ 40 à 100 cheveux par jour (chute permanente), avec des pointes pouvant grimper jusqu’à 175 durant les changements de saison (chute saisonnière le printemps et l’automne). C’est durant cette phase que les cheveux se renouvellent le plus. Une chute de cheveux est considérée comme pathologique lorsqu’une personne perd plus de 100 cheveux par jour pendant une assez longue période pouvant aller jusqu’à deux mois. Le diagnostic de cette chute nécessite une consultation et parfois un examen appelé « trichogramme » (on prend quelques cheveux dans différentes zones du cuir chevelu et on les observe au microscope). Parfois, un bilan hormonal est nécessaire chez la femme. Le résultat de ces examens oriente vers l’un des problèmes suivants2.

Classification

On distingue cinq types d’alopécies :

l’alopécie androgénétique héréditaire
La plus fréquente, elle se manifeste par une diminution du volume des cheveux, voire une calvitie, et touche 50 à 70 % des hommes (20 % des hommes entre 20 et 30 ans, la chute de cheveux débutant généralement vers 20 ans et se stabilisant à 30 ans3).
l’alopécie aiguë
elle peut être liée à un traitement par chimiothérapie, un stress, des carences alimentaires importantes, une carence en fer, des troubles hormonaux, une irradiation aiguë ;
l’alopécie localisée
elle peut être provoquée par des problèmes de peau (tumeur, brûlure, pelade), une radiothérapie ou des parasites (teigne, lichen) ;
l’alopécie congénitale
l’alopécie areata (Pelade)
l’alopécie areata semble être d’origine auto-immune (mécanisme de médiation cellulaire) qui se caractérise par une atteinte en « patch » plus ou moins gros et à un ou plusieurs endroits. Cette forme de pelade peut atteindre toute la tête et on parle d’alopécie totalis et parfois l’ensemble du corps : c’est l’alopécie universalis, et dans ce cas, il n’y a plus aucun poil ni cheveu sur l’ensemble du corps.
Alopécie androgénétique féminine

L’alopécie androgénétique concerne 20% des femmes et 80% des femmes souffrant de problèmes de chutes de cheveux. Elle correspond à une chute de cheveux diffuse, mais elle
est caractérisée par une topographie élective.

Le type féminin se caractérise par préservation des lisières temporales et frontales, ainsi que des cheveux occipitaux, avec raréfaction ovale diffuse des cheveux du vertex et en pariétal, rarement dénudante.

Il existe trois stades (Cotation Ludwig) :
stade I: raréfaction discrète, notée uniquement par une raie
élargie à la partition des cheveux, quand elle est comparée à la
raie en région occipitale (physiologique à partir de 30 ans) ;
stade II: raréfaction modérée, avec une chevelure dégarnie vue
à l’oeil nu (physiologique dès la ménopause) ;
stade III : alopécie avancée avec visibilité du cuir chevelu à
travers les cheveux restants (physiologique dès 60-70 ans).

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Principes

Les femmes produisent des androgènes dont l’action accélère le cycle de vie de certains cheveux : une accélération anormale peut entraîner une surproduction, obligeant le follicule pileux à produire alors des cheveux plus fins et courts. Les follicules à terme ne produisent plus qu’un léger duvet, puis plus rien du tout.

Facteurs aggravants

Les facteurs aggravants de la perte de cheveux sont notamment le stress, les contraceptifs et traitements hormonaux de substitution, les facteurs saisonniers et l’excès de mauvais cholestérol.

Symptômes

Les symptômes sont une perte des cheveux progressive et accompagnée d’un affinement du cheveu, la plupart du temps localisée sur le dessus de la tête. Une alopécie androgénétique peut débuter à n’importe quel âge, dès 14-15 ans.

Les autres causes
Chute passagère

Les chutes passagères et diffuses sont des chutes non localisées, limitées dans le temps (pas plus de 3 mois, maximum 4), parfois abondantes, avec des repousses immédiates. Les causes d’une chute de cheveux passagères sont notamment un accouchement, une fausse couche, un IVG, une intervention chirurgicale lourde, une anesthésie générale prolongée, une forte fièvre, un choc affectif violent ou encore un arrêt d’un traitement contraceptif oestroprogestatif.

Il existe également une saisonnalité de la chute des cheveux plus marquée au printemps et à l’automne. Celle ci correspond à la chute des cheveux en phase télogène qui s’appelle Effluvium télogène. Elle est plus ou moins abondante en fonction des personnes.

Chute durable et diffuse

Les chutes durables et diffuses peuvent être dues à un état dépressif ou de stress permanent, à des régimes alimentaires draconiens, anorexies, à des problèmes thyroïdiens, à un diabète, à une une carence en zinc, carence en magnésium, carence en calcium ou carence en fer. Une chute durable et diffuse est une chute sur l’ensemble de la tête et non localisée sur certaines zones, 2 à 4 mois après l’apparition du facteur qui l’a déclenchée, totalement ou partiellement réversible avec un affinement du cheveu fréquent.

Chute par traction

Certaines coiffures type catogan ou chignon ou le port d’extension peuvent provoquer une chute des cheveux. On observe souvent ce phénomène sur des chevelures crépues ou métissés. On constate des repousses de plus en plus fines, des petites irritations et une inflammation du cuir chevelu et un éclaircissement progressif de la chevelure.

Trichotillomanie

La trichotillomanie est une pathologie qui consiste à s’arracher
régulièrement les cheveux : cettemanie peut témoigner d’un grave trouble psychique.

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« Fausses » chutes

Certaines pratiques telles que les colorations, les permanentes, le défrisage accélèrent la chute des cheveux. Les cheveux peuvent devenir cassants et tomber.

Traitement

L’avis d’un dermatologue vous aidera à choisir le meilleur traitement et vous évitera des déconvenues car Le traitement de l’alopécie androgénétique chez la femme est
exigeant : il faut bien expliquer les possibilités limitées et tempérer
les attentes.

Traitements locaux

Plusieurs traitements locaux permettent de lutter contre la chute des cheveux :

  • shampoings traitants.
  • traitement à base d’ampoule à appliquer régulièrement sur le cuir chevelu en massant les cheveux. Ces ampoules sont généralement vendues en parapharmacie et leur prix varient selon la durée du traitement (comptez environ entre 50 et 100€ pour un traitement de 3 mois).
  • Pour les chutes de cheveux importantes et pathologiques, il peut être nécessaire de consulter votre médecin qui en déterminera alors la cause parfois au besoin d’un bilan sanguin, afin d’établir un traitement mécical de la chute de cheveux.
Traitements oraux

En parapharmacie, vous trouverez également des traitements sous forme de gélules ou de comprimés à prendre sur plusieurs mois quotidiennement : ces traitements permettent dans la plupart des cas de consolider la kératine du cheveu et de les renforcer. Ne vous attendez pas à des miracles non plus !

On propose un traitement systémique chez la femme en cas d’une
alopécie précoce ou grave, par les médicament antiandrogénique qui a absolument besoin la préscriptiond’un médecin spécialiste (dermatologue, gynécologue ou endocrinologue).

Informations supplémentaires:

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